Une molécule néfaste

Dans ma vie je suis ostéopathe, naturopathe et physiothérapeute. Mon but est de redonner un équilibre à l’organisme et donc de lui rendre la santé sans utiliser d’artifice. 
Hélas nous en rencontrant souvent : Il s’agit ici d’évoquer le danger des anti-inflammatoires !

L’anti-inflammatoire, comme son nom nous l’indique, est un médicament destiné à traiter une réaction inflammatoire. Il faut savoir que l’inflammation est une réaction de l’organisme face à un problème. C’est une sonnette d’alarme !

Je ne parle pas de l’utilisation ponctuelle dans un but thérapeutique d’une pathologie visant à la guérison mais plutôt de son utilisation fréquente pour « aider » la remise au travail de l’animal malgré une pathologie.

Comparé à l’homme, les effets secondaires (ulcère, colique) via la molécule sont rares et surtout on ne voit pas les conséquences arriver chez nos amis les animaux. C’est à dire qu’un cheval à l’instar de l’homme fera attention à lui seulement si il ressent la moindre douleurs pour se ménager. L’humain quand à lui est conscient de sa pathologie même si il est sous médication, il fera attention même si il ne ressent plus cette douleur.

Prenons le cas des pathologies locomotrices : 

L’entorse du cheval : chez l’humain, une semaine de repos et c’est reparti (une petite rééducation est encore mieux). Chez le cheval dès le début des symptômes : anti-inflammatoire. Si on supprime cette douleur, le cheval ne prend pas conscience de la lésion et va donc accentuer la pathologie même au box, il n’hésitera pas à faire des efforts. Au contraire, si le cheval a mal tant que le ligament n’est pas réparé, il restera tranquille quelques jours. Nous retardons bêtement la guérison de celui-ci.

« Mon cheval à mal au dos », c’est la phrase que j’entends régulièrement. Peu importe l’origine du mal de dos (travail, harnachement, faiblesse de départ, cavalier, . . .) le cheval doit travailler (concours, club, sport). La solution phare : les infiltrations tous les ans, puis tous les six mois puis tous les mois. Le temps d’attendre la resorption de la douleur, de trouvez la cause, ou de payer trop de soins (ostéopathie et/ou physiothérapie), beaucoup de cavaliers craquent et passent par la case vétérinaire.

N’oublions pas les chevaux ayant des pathologies osseuses (arthrose, arthrite, naviculaire, ostéite, …), qui grâce aux infiltrations peuvent avoir une carrière sportive.

Après un suivi de leurs chevaux après seulement quelques années certain s’étonnent que le cheval est complètement bon à changer  !

Les anti-inflammatoires, les infiltrations, les corticoïdes, la mésothérapie débranchent simplement la douleur et cela pendant 1 semaine, 1 mois ou même plus selon le produit choisi. Si l’animal paraît plus en forme c’est simplement que l’on trompe son corps. Il accélère le "rétablissement" du cheval  mais ne soigne pas. Par conséquent on use le capital santé d’un animal, il n'est pas rare de voir des chevaux de 10 ans complètement détruits.


P.S : Je tiens à le re-dire un ostéopathe ne peut pas travailler quand son patient est sous anti-inflammatoire. Cela perturbe complètement ses réponses.

Bibliographie :
Les boiteries du cheval O.R. Adams
On acheve (bien?) les chevaux - D. Giniaux
A bientôt !

2 commentaires:

Horse Remedy a dit…

Absolument d'accord avec ton article!

Emeline Millot a dit…

Vive les produits naturels et la thérapie manuelle ;)