Livre de la semaine !

Titre : Le travail à la main selon l'Ecole française

Auteur : Jean-Claude BARRY (Ancien Ecuyer du Cadre Noir)

Edition : Lavauzelle

Pages : 110 pages

Prix : 27€

Synopsis : Le mouvement est-il beau à voir ? Si c'est le cas, il est forcément juste et bien exécuté. C'est à partir de ce critère, que toute l'approche française s'est développée. Elle préconise l'emploi minimal des aides et se base sur la volonté permanente du dresseur à s'effacer au profit de son cheval avec comme credo : «intervenir le moins possible».

Je ne voudrais pas que le lecteur se méprenne et pense qu'il s'agit de «ne pas toucher» au cheval et que la recherche de la légèreté passe par le refus ou l'absence de contact avec sa bouche, ou de ses flancs avec les jambes ou la cravache, à pied comme monté. C'est tout le contraire de la méthode et des principes de l'équitation française. C'est ce type de mauvaise interprétation qui provoqua à son époque l'abandon du bauchérisme (François Baucher) et de nos jours, comme on le constate souvent, la caricature d'un oliveirisme (Nuno Oliveira) mal compris.

Le travail du cheval doit commencer et finir au minimum du contact écrivait le commandant Alexandre Guérin, écuyer en chef du Cadre noir de Saumur de 1857 à 1863. Cela signifie que s'il est nécessaire au cours de la séance, l'on peut et l'on doit avoir des actions plus fortes sur le cheval pour le faire céder ou parfois même pour le contraindre à obéir. Avec toutefois l'objectif, dès que cela redevient possible et que la réponse attendue est conforme à la demande du dresseur, de rendre immédiatement. Puis de redemander en désescalade des aides, pour revenir à une action de plus en plus légère.

Le principe est simple ; plus l'on prend, plus l'on doit rendre et plus l'on peut rendre, plus l'on peut prendre. C'est en l'appliquant au quotidien que l'on obtient la légèreté indispensable à une équitation aisée, facile et agréable à pratiquer. Car c'est bien là le but recherché.

Quel plaisir y a-t-il à porter un cheval avec les jambes ou la cravache, avec la main ; à devoir pousser en permanence ou bien à se faire tracter par une bouche dure ou pesante. S'il est vrai qu'il y a une satisfaction à s'être employé dans une activité physique intense, qu'en reste-t-il lorsque l'on en sort épuisé.

Quel plaisir y a-t-il à utiliser un cheval automatisé ou devenu imperméable aux aides du cavalier, sans âme, subissant le travail. Quelle envie peut il avoir de participer, d'être à l'écoute et gai dans son travail s'il est en permanence contraint, s'il n'a pas cette forme de liberté surveillée, contrôlée par le dresseur qui lui permet de s'exprimer.

C'est bien cette alternative qui est proposée par la doctrine française. Elle ne prétend pas détenir la vérité, car il n'y a pas de vérité absolue en équitation. Ce n'est ni une science exacte ni un art abouti. Elle propose simplement moins de contrainte et plus d'harmonie dans la pratique équestre, toujours à la recherche de ce moment de grâce que tout cavalier a connu ; ce moment où tout devient facile et comme une évidence, à la fois si éphémère et si intense... Cette sensation que les anglo-saxons appellent le «flow». Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui sont dans cette quête, en particulier dans le travail à la main.

Avis : J'ai reçu ce livre le matin et en une heure, il était lu. Cet ouvrage est un must à avoir dans notre bibliothèque. Un ancien Ecuyer du Cadre noir, Jean-Claude Barry en est le créateur. Le travail à la main selon l'Ecole française est l'incarnation du travail à pied mais classique. Rien à voir avec de l'éthologie. Ce sont les bases du travail à pieds mais qui respectent l'animal.

J'ai apprécié cette justesse de travail, avec des codes clairs. Le cheval doit être en bride avec la queue troussée, de préférence sans selle. Le cavalier doit être habillé normalement mais il est indispensable d'avoir une bonne paire de chaussure, des gants et un stick.

J'aime beaucoup les illustrations, elles nous éclairent sur le style à la française. Des chevaux magnifiques, avec une musculature divine, différentes queues troussées et des bandes blanches. En ce qui concerne le contenu, nous apprenons les bases pour arriver à l'ultime : le rassemblé !
Les images et le texte sont explicites et permettent une bonne compréhension du travail à effectuer accompagnés de quelques conseils. C'est un livre simple mais il se suffit à lui même.

Note du livre :- Titre : 5/5
- Contenu : 4/5
- Illustration : 5/5
- Rapport entre titre et le contenu : 5/5
- Difficulté de lecture : 3/5
- Prix : 4/5

- Ma note globale : 4/5
A bientôt !

2 commentaires:

Thébaine a dit…

Je l'avais feuilleté, il m'avait paru peu détaillé, il donne le ton dans les grandes lignes. En revanche, les grandes photographies sont un vrai régal. Un très beau livre !

Emeline Millot a dit…

Effectivement c'est un livre peu détaillé. Il donne la marche à suivre via quelques conseil mais c'est tout? Han les images sont vraiment magnifique ;)