Stretching

Stretching vient du verbe anglais « to stretch » qui signifie étirer. Il permet une mise en tension progressive d’un ensemble de muscles polyarticulaires et de même direction. Lors d’un étirement les tissus suivants sont mis en jeu : la peau, les tendons, les ligaments, les muscles, les aponévroses et fascias mais aussi le système nerveux.

L’étirement permet à l’animal de se ré-harmoniser, d’effacer les différentes compensations qu’il a mises en place, d’une manière plus ou moins consciente, afin de se soulager. Il permet donc de prévenir et diminuer les risques d’accidents musculaires.

Voici un article concis sur les bienfaits du stretching : Article ici 

Le stretching et le sport
Des études réalisées sur des athlètes humains dénoncent les effets néfastes du stretching prolongé c’est à dire un étirement d’environ 1 minute.

Une séance de stretching AVANT l’effort : En effet les étirements diminuent la force pendant 1H, ralentit la réponse musculaire à cause de l’inhibition de l’activité du système nerveux et diminue également la vascularisation donc la chaleur du corps qui est importante à l’échauffement (article sur l’échauffement).

Une séances de stretching APRES l’effort : En effet les courbatures et contractures ressenties sont en fait des micro lésions des fibres musculaires donc il favorise les traumatismes musculaires. On en conclut qu’il est inutile dans la récupération passive.

Cependant les petits étirements, ont des effets antalgiques et délivrent une sensation de bien-être et donc une meilleurs séance. Il est nécessaire de « doser » son stretching pour optimiser ses effets.

En tant que professionnelle, un protocole de soin stretching (légers étirements sans sollicitation de contraction) et massage est adapté pour ne pas nuire à la préparation ou à la récupération physique du sportif.

On en conclut que le stretching de 60 secondes est déconseillé en compétition en raison des contre-performances de celui-ci. Il peut être utilisé en fin de séance afin de gagner en amplitude mais pas en récupération passive.

Le stretching en soin
Même si nous venons de voir les effets peu utiles du stretching en milieu sportif, il est nécessaire en complément de soin : entre les entrainements, en rééducation, en relaxation pour gagner en mobilité, pour maintenir la souplesse, pour prévenir l’enraidissement, pour soulager les douleurs. Il est particulièrement utilisé en soin ostéopathie et physiothérapie car il préserve et rétablit l’équilibre statique et dynamique du corps. Inconsciemment le cerveau enregistre un « nouveau » schéma corporel après un stretching.

Le stretching est aussi un outil de diagnostic préventif avant de prévenir un professionnel. C’est à dire que si il y a une modification d’amplitude ou une réaction inhabituelle au cours de votre stretching régulier cela permet de réagir vite avant qu’il y ait trop de dommage.

La méthode du stretching
Effectuer une séance de stretching ne s’improvise pas, les gestes sont techniques et il faut s’assurer d’être dans un lieu calme, confortable et de préférence connu par le cheval avec de l’espace.

Pour les premières séances une tierce personne est la bienvenue pour une question de sécurité, elle tiendra le licol et devra se placer toujours du même coté que le praticien.

Le stretching doit être effectué de préférence après le travail quand le corps est chaud ou entre 2 séances de travail. Rappelez vous le stretching n’est pas utile pour l’échauffement ou la récupération musculaire mais pour apporter une sensation de bien-être.

Sinon il est préférable de marcher son cheval en mains quelques minutes notamment après la sortie au box. Le mouvement va permettre la viscoélasticité des tissus conjonctifs et faciliter l’exercice qui va suivre. Bien souvent l’observation de son cheval lors de la marche oriente la séance de travail à qui sait regarder.

Le principal : nos mains doivent se laisser guider vers le chemin que le corps propose et ne pas forcer le mouvement.

Time : Un stretching doit être tenu 60 secondes mais pour un étirement leger le temps est compris entre 15 et 30 secondes.

D’autres articles sont à venir avec les photographies de stretching =)

Précaution
Le stretching est basé sur la stimulation des auto-régulations. Le cheval se sent fatigué et calme après la séance. Le lendemain, il peut être plus raide, recherchant son équilibre suite à ses nouvelles informations.

Il peut être nécessaire de protéger son cheval suite à la séance au paddock et même au travail, car il risque de profiter pleinement de la séance.

Bien-sûr le stretching est contre-indiqué lors de pathologie aiguë de type inflammatoire, traumatique ou infectieuse.

Sécurité
- Des vêtements adaptés à la pratique du stretching ainsi que des bonnes chaussures.
- Des gants peuvent être utilisés avec des chevaux ferrés
- Faire attention à son dos en pliant les genoux lors des manipulations
- Ne forcer jamais la manipulation
- Une tierce personne qui tient le cheval
- Endroit calme

Il s’agit vraiment d’une nouvelle approche globale et conceptuelle destinée à la bonne santé de l'animal.

Bibliographie :
- Le stretching pour votre cheval : J.-M. BOUDARD
- Approche de la kinésithérapie du cheval : J.-M. DENOIX


A bientôt !

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